Flash info

 

Rio São Francisco - rencontre avec une délégation de peuples indiens le 3 février à 19h à Liège

En savoir plus (52 KB)

 
Accueil arrow Actions urgentes
Action urgente députés Marcelo Freixo et Vinicus George
14-06-2009

Le parlementaire Marcelo Freixo et son conseiller Vinicius George risquent d’être assassinés par des milicias à Rio de Janeiro. La police a découvert ce projet en mai, lorsqu’elle a effectué une descente dans les locaux d’un groupe de ce type. Cette descente s’inscrivait dans une opération policière menée sur le long terme contre les membres des milicias qui ont pris le contrôle d’une centaine de bidonvilles à Rio de Janeiro. Les policiers ont trouvé des lettres rédigées par le chef d’une milicia de Rio das Pedras (dans l’ouest de la ville), ancien sergent de la police militaire, qui demandait l’aide d’une autre milicia afin d’assassiner ces deux hommes.


À l’issue de cette opération de police, personne n’a tenté d’arrêter le chef de la milicia de Rio das Pedras, qui avait envoyé une demande en vue de faire tuer Marcelo Freixo et Vinicius George. Bien que ces derniers bénéficient de mesures de protection, Amnesty International estime que celles-ci doivent être renforcées immédiatement, conformément à leurs souhaits.


Marcelo Freixo et Vinicius George ont commencé à recevoir des menaces de mort en juin 2008, lorsque Marcelo Freixo a été nommé président d’une commission parlementaire d’enquête sur l’expansion des milicias à Rio de Janeiro.

Cette instance était composée d’élus qui ont mené des recherches sur les formes de participation des autorités de l’État de Rio de Janeiro dans les activités illégales des milicias, avant de présenter un rapport final soumis à l’assemblée législative de cet État et au ministère public afin que d’éventuelles poursuites pénales soient engagées. Cependant, on craint que les autorités de la municipalité, de l’État et du gouvernement fédéral n’aient pas pleinement mis en œuvre les recommandations contenues dans ce rapport, en particulier celles visant à incriminer les activités qui leur rapportent de l’argent et à engager des poursuites contre leurs auteurs présumés. Par conséquent, les milicias continuent de se développer malgré l’arrestation de certains de leurs membres occupant une position essentielle.


INFORMATIONS GÉNÉRALES
Les milicias sont composées de policiers, de gardiens de prison et de pompiers n’étant pas en service qui ont délogé les trafiquants de stupéfiants des favelas (bidonvilles), soi-disant pour améliorer la sécurité dans ces zones. En réalité, elles ont pris le contrôle de quartiers par la violence, en extorquant des fonds pour assurer la sécurité ainsi que l’approvisionnement en gaz, les transports, la télévision par câble et d’autres services. On les accuse d’exercer un certain pouvoir politique en obtenant par des manœuvres d’intimidation des promesses de votes pour des députés. Bien que ces milicias existent à Rio de Janeiro depuis un certain temps, leur soudaine expansion remonte à décembre 2006, lorsqu’elles ont envahi plus d’une centaine de favelas.

Les personnes qui ont tenté d’enquêter sur le rôle des milicias à Rio de Janeiro et de le dénoncer ont été la cible de menaces et de violence : trois journalistes travaillant pour le quotidien O Dia et un habitant d’une favela ont notamment été enlevés et torturés en mai 2008, et un attentat à la bombe a été commis contre un poste de police en juillet.

L’augmentation du nombre de ces groupes peut être attribué aux décennies d’interventions de la police marquées par la négligence, les violations des droits humains et l’impunité qui ont permis aux malfaiteurs et aux policiers corrompus de vivre au crochet des personnes œuvrant quotidiennement pour aider la population. À la suite d’informations récemment parues dans la presse qui font état des mesures de sécurité relâchées et des privilèges dont jouissent les policiers détenus dans le Batalhão Especial Prisional (quartier pénitentiaire spécial), Amnesty International est encore plus inquiète pour la sécurité de Marcelo Freixo et de Vinicius George. Selon ces articles, des enquêtes de police ont révélé que des policiers avaient déjà été autorisés à sortir de cette prison pour menacer ou tuer des témoins. Certaines ont même conclu qu’elle était un lieu de recrutement d’assassins. Plusieurs membres de milicias y sont actuellement détenus.


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en portugais ou dans votre propre langue) :
- demandez que Marcelo Freixo, Vinicius George et toutes les autres personnes qui tentent de lutter contre les activités des milicias bénéficient de mesures de protection efficaces, dans le respect de leurs souhaits ;
- exhortez les autorités à diligenter sans délai une enquête indépendante et impartiale sur toutes les menaces formulées à l’encontre de Marcelo Freixo et de Vinicius George, afin que les responsables présumés de ces agissement soient déférés à la justice ;
- priez-les de dénoncer publiquement les activités des milicias et d’établir un plan commun, doté d’échéances bien définies, afin de mettre en œuvre toutes les recommandations de la commission parlementaire d’enquête pour lutter contre l’expansion de ces groupes et du crime organisé ;
- demandez que des mesures efficaces soient prises pour déférer à la justice les chefs et les membres présumés des milicias ;
- engagez les autorités à enquêter sans délai sur les activités qui ont lieu dans le Batalhão Especial Prisional et de déférer à la justice les fonctionnaires soupçonnés d’avoir participé à des activités pénalement répréhensibles.


APPELS À :
Ministre de la Justice :
Exmo. Ministro da Justiça do Brasil
Sr. Tarso Fernando Herz Genro
Ministério da Justiça
Esplanada dos Ministérios,
Bloco "T"
70.712-902 – Brasília/DF, Brésil
Fax : + 55 61 3322 6817
Formule d’appel : Vossa Excelência, / Monsieur le Ministre,


Gouverneur de l’État de Rio de Janeiro :
Exmo. Governador
Sr. Sérgio de Oliveira Cabral Santos Filho
Palácio Guanabara,
Rua Pinheiro Machado, s/nº – Laranjeiras
22.231-090 – Rio de Janeiro/RJ, Brésil
Fax : +55 21 2299 5691
Formule d’appel : Exmo. Governador, / Monsieur le Gouverneur,


Procureur général de l’État de Rio de Janeiro :
Exmo Sr Procurador-Geral de Justiça
Dr. Cláudio Soares Lopes
Av Marechal Câmara, 370, 8º andar - Centro
20.020-080 - Rio de Janeiro/RJ – Brésil
Fax : +55 21 2550-9054
Formule d’appel : Exmo Sr Procurador, / Monsieur le Procureur général,


COPIES À :
Député de l’État de Rio de Janeiro :
Sr. Marcelo Freixo
Rua Dom Manoel, s/nº,
Ed. 23 de Julho - Centro
20.010-090 – Rio de Janeiro/RJ, Brésil


Ambassade de la République fédérative du Brésil
Avenue Louise 350
1050 Bruxelles
Fax : 02.640.81.34
Email : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir [1]


PRIÈRE D’INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. APRÈS LE 14 JUILLET 2009, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S’IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

 
Action urgente - José Luís da Silva
01-02-2009

 

José Luís da Silva, sa femme Severina dos Santos Silva et leur fille de vingt-cinq ans, Edisandra, ont reçu des menaces de mort à la suite de poursuites judiciaires engagées à l’encontre de quatre hommes qui étaient impliqués, au dire de cette famille, dans une violente agression dont elle a été victime en décembre 2007. Cette famille pense avoir été spécifiquement visée en raison de sa lutte pour les droits fonciers, à l’origine d’un litige de longue date avec un propriétaire terrien local. Elle pourrait faire à nouveau l’objet d’attaques et de manœuvres d’intimidation avant la prochaine audience du tribunal, prévue pour le 10 février.


L’affaire a été portée en justice à la suite d’une violente agression perpétrée le 9 décembre 2007. Aux environs de minuit, dans la communauté de Sitio Quirino, à Jaurez Távora (État de la Paraíba), 10 hommes lourdement armés ont fait irruption dans la maison de José Luís da Silva et Severina dos Santos Silva, qui se trouvaient chez eux avec leur fils de quinze ans et deux de leurs filles, âgées de dix et quatre ans. Ces hommes ont menacé et battu José Luís da Silva, Severina dos Santos Silva et leur fils. Selon la famille, certains d’entre eux avaient des liens avec le propriétaire terrien. Severina dos Santos Silva a été traînée dans une chambre et violée au moyen d’un tuyau plongé dans de l’insecticide. Les agresseurs ont également brisé des meubles et volé une moto, une télévision, un lecteur de DVD et 700 réaux en liquide (environ 225 euros). En partant, ils ont déclaré qu’ils reviendraient et tueraient la famille, ainsi que le dirigeant de la communauté, Severino Luís da Silva, frère de José Luís da Silva.


Depuis la dernière audience du tribunal, en novembre 2008, des membres de la famille ont reçu une série d’appels téléphoniques anonymes les menaçant de mort. Lors d’un de ces appels, Edisandra Luís da Silva a été menacée de viol. Des hommes armés ont été aperçus de nuit à proximité du domicile de la famille. À plusieurs reprises, Severina dos Santos Silva a été suivie en se rendant à son travail. Lors de la dernière audience du tribunal, le propriétaire terrien soupçonné d’avoir commandité l’agression a pris des photos de la famille et affirmé que sa maison serait détruite.


Depuis l’agression, les autorités n’ont fourni aucune protection à la famille, qui s’est plainte des difficultés qu’elle rencontre pour contacter la police locale.

Cette famille fait partie depuis plus de vingt ans d’une communauté de petits paysans vivant sur les terres agricoles de Quirino. En 1998, après que la communauté a été menacée d’expulsion par le propriétaire terrien, l’Institut national de colonisation et de réforme agraire (INCRA) – organe fédéral chargé de la mise en œuvre de la réforme agraire – a décidé que la terre sur laquelle elle était installée devait revenir aux petits paysans qui y vivaient, dans le cadre du processus de réforme agraire. Depuis, le propriétaire terrien combat cette décision devant les tribunaux, tout en menaçant et en intimidant, semble-t-il, les paysans sans terre (posseiros), dont certains habitent cet endroit depuis plus de cinquante ans.


INFORMATIONS GÉNÉRALES
La réforme agraire au Brésil s’effectue à un rythme lent, ce qui expose les familles rurales au risque de subir des violences et des manœuvres d’intimidation. Amnesty International est régulièrement informée que des propriétaires d’exploitations engagent des tueurs professionnels, bénéficiant parfois du soutien de responsables politiques et de policiers locaux, afin d’intimider des familles qui luttent pour leurs droits fonciers. En 2005, une enquête parlementaire sur les escadrons de la mort dans le nord-est du Brésil a révélé que le recours à des tueurs à gage (pistoleiros) était répandu dans la région, en particulier dans les zones visées par la réforme agraire.

 
Action urgente Joinville Frota : courrier électronique
11-10-2008

En ce qui concerne l'action urgente Joinville Frota, il est possible d'agir en envoyant un courrier électronique à l'ambassade du Brésil en Belgique: http://www.isavelives.be/fr/node2376

 

 
Action urgente Joinville Frota
01-10-2008

Le syndicalitse Joinville Frota a échappé à un attenta le 23 août et se cache désormais avec sa famille. Cet homme dirige le syndicat représentant les employés des transports de Macap´de l'Etat d'Amap´(nord du Brésil), et sera candidat au poste de maire lors de l'élection qui se tiendra en octobre.

Joinville Frota est président du Syndicat des conducteurs de véhicules et travailleurs des entreprises de transport routiers de passagers d'Amapá (SINCOTTRAP). Le 23 aoput vers 2h45, un cocktail Molotov a été lancé sur sa maison, qui est en bois. Ayant entendu l'explosion, il est s'est levé et a trouvé un mur de sa maison en train de brûler. Avec l'aide de son épouse, de ses filles et de voisins, il a réussi à éteindre le feu. Cet incendie criminel a eu lieu alors qu'un litige opposait le SINCOTTRAP à deux entreprises locales d'autobus au sujet des salaires et des prestations de santé.

Après que Joinville Frota s'est plaint auprès des autorités locales, deux juges du tribunal régional électoral se sont rendus chez lui et ont demandé à la police fédérale de procéder à une expertise judiciaire. Aucune arrestation n'a été effectuée à la suite de celle-ci.

Joinville Frota a demandé à plusieurs reprises la protection de la police fédérale, mais en vain.

L'incendie de sa maison est la dernière en date d'une série d'attaques visant le SINCOTTRAP. En 2003, le siège de ce syndicat a été saccagé. L'année suivante, l'une de ses dirigeantes, l'épouse de Joinville Frota a été menacée d'un pistolet contre sa tête. En avril 2008, le siège du SINCOTTRAP a été incendié. En mai, Joinville Frota a reçu des menaces de mort alors qu'il dirigeait une grève contre une entreprise d'autobus. Personne n'a été arrêté à la suite d'aucune de ces menaces et attaques.

Joinville Frota travaille comme receveur d'autobus, conducteur et inspecteur de sécurité à Macapá. En 2001? il a été licencié après avoir accusé son employeur de ne pas respecter les accords conclus avec ses salariés à l'issue d'une grève. Il a été rétabli dans ses fonctions après que ses collègues aient protesté. EN 2002, il est devenu dirigeant syndical, et depuis lors, il est aux avant-postes d'une campagne visant à améliorer les salaires et les prestations offerts aux travailleurs, ainsi qu'à réduire le prix des tickets de bus.

En savoir plus (46 KB)

Manifestez votre soutien en envoyant une lettre aux autorités compétentes (35 KB)

 
Action urgente Guajajaras
23-05-2008

Les terres d'un groupe de familles de Guajajaras, dans l'état du Maranhão (Nord-Est du Brésil) sont convoitées par des ûcherons illégaux, . ), qui n'hésitent pas à menacer et agresser les familles. Une fillette de 6 ans a été récemment victime d'une attaque de ces hommes armés.Une action précédente avait été lancée en octobre 2007 concernant les mêmes familles. Manifestez votre soutien en imprimant le moèdle de lettre ci-dessous et en l'envoyant au Président de la FUNAI (Fondation Nationale de l'Indien, agence publique nationale) et au Gouverneur de l'état du Maranhão.

En début de semaine, il sera aussi possible d'agir par courriel, en envoyant un courrier à l'ambassade du Brésil en Belgique, à partir du site www.isavelives.be

En savoir plus (29 KB)

En savoir plus (en portugais) (29 KB)

Voir le modèle de lettre (21 KB)

En savoir plus sur l'action urgente de 2007 (27 KB)

 

 
Advertisement
© 2010 Comité Belgo-Brésilien
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.